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J'ai commencé mes premiers cours. Je les ai donné, et puis ce premier mercredi, je l'ai ai reçu aussi. Inscription administrative, emploi du temps, mémoire, coefficient. Comme un goût de déjà de ma vie d'avant. Chambéry et ses montagnes, les 40 heures de cours par semaine, la neige parfois et les rire souvent. La mediathèque le samedi pour faire semblant d'avancer les recherches, les 8 livres qu'on pouvait emprunter et qui faisaient du poids dans mon sac à dos rose alors que je remontais chez moi. Les pintes, les fou rires, les joies. 2012, l'une de mes plus belles années. La vue depuis les montagnes était incroyable et c'est tout mon horizon qui me semblait dégagé.

En 2017, la nouvelle promo est toute petite. 15 personnes dans une petite salle, les tables en U comme avant. Des nationalités de partout. Une roumaine, une ouzbek, une brésilienne et un mexicain. Des parcours fascinants, et des envies bien plus comprendre. Nous, on est arrivé à deux avec E. Il y a un an, on avait choisi de faire cette formation ensemble, et on s'y est tenu. Alors, pour fêter ça, j'ai glissé un cadeau sur sa table dans les dernières minutes avant le premier cours. Une trousse à paillette, avec une licorne par dessus. Forcement, ça lui a plu.

On a moins souri quand on a vu tous les cours à venir, tous les travaux à rendre et les samedis matins à se lever trop tôt. C'est que, à la différence de 2012, on travaille en même temps qu'on apprend. Alors c'est un peu compliqué, et le temps se retrouver un peu compresser. On en a beaucoup parlé avec l'amoureux, de cette année scolaire que je n'en fini pas de gaver. Mais c'est pour me vider la tête, pour arrêter de travailler et penser un peu mieux à moi. Me lever tôt, apprendre des langues nouvelles, écrire mes projets et lire ma pile de livres abandonnés. C'est beaucoup d'envies, beaucoup de promesses et beaucoup de souhaits. En septembre, je n'ai pas peur. En septembre, j'avance et je me sens de nouveau à la hauteur de ce que j'ai envie d'achever.