25 août 2017

  Les rues sont désertes. Comme à Paris quand on est rentré, sac à dos et valise qu'on traînait sur les pavés. Pas un bruit, deux trois silhouettes dans la nuit qu'on croise et qui disparaissaient. Dans la voiture, la route n'était qu'à nous. Comme le cinéma, avec des places partout et l'obscurité qui liait nos doigts. C'est toujours comme ça quand il fait noir, on ne se décolle pas. Les jours de vacances s'étirent comme au soleil les chats. Dans un dimanche trop chaud, on a sonné à la porte de la future maman pour lui... [Lire la suite]
Posté par murmuration à 19:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 août 2017

Dans la lumière grise des jours mêlés, je regardais le corps nu endormi à côté de moi. Les lignes dessinées, la peau claire contre la couette blanche. Et cet émerveillement, de le trouver si beau. Mes doigts sur ses bras, son nuque, dans ses cheveux courts et toujours en train de dessiner des arabesques sur son ventre. Cet autre corps que je connais par coeur, qui s'enroule contre le mien sans laisser d'espace. Sans laisser de place. Rien entre nous, son visage dans mon cou comme une tanière qu'il ne quitte plus. Nos mains qui se... [Lire la suite]
Posté par murmuration à 18:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 août 2017

  Le cri des mouettes est partout dans les rues des villes que l'on croise. Celles où on s'arrête, celles qu'on traverse juste pour une nuit. On sait fait la différence entre les adultes et les enfants, et on lève la tête en les regardant voler en gris et blanc. On les voit passer sous nos capuches noirs, les cheveux en dessous bouclés, à force d'être mouillés par cette pluie qui ne s'arrête jamais. On est en automne depuis plus de trois semaines ici. On a changé de temps et le sablier est tout renversé depuis le début de... [Lire la suite]
Posté par murmuration à 20:24 - Commentaires [3] - Permalien [#]
02 août 2017

  Il y a les oiseaux qui volent volent volent contre le ciel gris et doux. C'est comme l'automne avant l'heure, ce mois d'aout. C'est la pluie contre la fenêtre, qui perle et qui roule. Qui vrille et caresse les vitres qui nous séparent du froid. Contre la moquette tartan, on regarde les nuages, l'eau qui s'en va et trottine dans cette baie qui n'en finit pas. En seize neuvième, comme il dit en souriant.    En seize neuvième la vie, l'amour, l'eau et le vent.   Ici le temps est plus lent. On s'étire comme... [Lire la suite]
Posté par murmuration à 23:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]